Brumes


 
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 Paprikha

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Céridwen
L'Ombre de Glace
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Localisation : Dans la brume ...
Date d'inscription : 15/01/2007

Information Guilde
Guilde: Brumes
Statut dans la guilde: Meneur

MessageSujet: Paprikha   Sam 6 Oct - 21:10

Je voulais héberger ça quelque part, la candidature de Pap pour rentrer chez les ASS à l'époque, alors pourquoi pas ici? Cette présentation fait aussi office de BG après tout ^^

Un très vieil homme dont la sagesse se portait sur le visage poussa la porte de la guilde (non sans mal), se glissant dans l’entrebâillement en jetant des regards de droite et de gauche, comme s’il surveillait quelque chose. Une longue toge grise, un bâton qui montrait son importance (ou son instabilité motrice ?...) ne quittait pas sa main droite. Il s’avança au centre de la salle, son pas rythmé par l’impact du bois sur les dalles et adressa un raide salut de tête à l’assistance. Sans prendre le temps d’attendre un retour, il débita son discours rapidement, comme s’il craignait de ne pas avoir le temps de finir.

« Bonjour à vous, noble et sexy assemblée. Ne me demandez ni qui je suis, ni le pourquoi de ma démarche, écoutez plutôt et retenez.
La déesse Eniripsa dans sa grande bonté et son désir total d’abnégation voue sa vie et celle de ses disciples aux soins et au bien-être des autres. Ce fait étant avéré, il est cependant bon de noter qu’au fil des siècles s’écoulant sur le monde des 12, les disciples en question en ont eu franchement marre d’être pris pour ce qu’il était commun d’appeler des « pains sur pattes » (oui, oui, on les appelle encore souvent comme ça aujourd’hui).

Un petit groupuscule émergeant au cours du 5ème siècle, se rendit vite compte qu’on ne faisait appel aux délicates créatures que dans ce seul but : soigner. Les aventuriers en oubliaient régulièrement jusqu’aux primordiales règles de politesses (d’un Iop, on peut comprendre, mais par Eniripsa, il n’y a pas que des classes décérébrées dans ce monde tout de même !!? Mais enfin, passons …).
Les : « éni, soins !! » et autres : « éni !! PA !! », retentissaient de plus en plus régulièrement dans les combats divers, sans soucis de la personne physique qui les dispensait. Agacé et de plus en plus furieux, le groupuscule nommé EPC (ou Enis Pas Contents), prônât très rapidement l’arrêt des soins à qui ne les demanderait pas poliment, voire même l’assassinat pur et simple des indigents n’ayant pas même la courtoisie d’appeler ces soigneurs nés par le nom que leur avait attribué leur tendre mère.
« Et quoi ??!! Toujours suer pour les autres ? Et nous alors ??! Qui s’occupe de nous ? Et pourquoi devons nous systématiquement dépendre des autres pour survivre ? Ah ils dépendent de nous ? Et bien il va falloir qu’ils le méritent !!! Et nous, on va se battre HAHAHA !! » . De ce jour, une partie de ces soigneurs ailés s’entrainèrent pour devenir de redoutables guerriers tout aussi efficaces pour se régénérer ou soigner que pour se défendre et éradiquer les créatures diverses (ou les aventuriers ne respectant pas scrupuleusement l’étiquette de courtoisie).

Tout cela est bien gentil me direz vous, mais en quoi cela nous intéresse ? Ou « Bon t’es gentil papi mais ici c’est pas la bibliothèque, tu t’es gouré d’adresse » pour peu que vous soyez des bworks particulièrement incultes et impolis. Je vous raconte cela car une jeune disciple d’Eniripsa justement (ben oui, y’a pas de coïncidences hein…) se présentera bientôt chez vous. Une frêle et jeune personne qui ouvrira ces portes si souvent poussées (dans un sens comme dans l’autre d’ailleurs : debout en entrant, à l’horizontale dans le sens inverse, raide et froid comme un cuissot de wabbit trop cuit)
Cette jeune fille sera une disciple d’Eniripsa, une descendante d’un des créateur de ce fameux groupuscule EPC, initiée dès sa naissance à l’art du combat, de la hargne, du mauvais caractère et j’en passe …
Oh ! Ne vous fiez pas à sa mine enfantine et son petit bikini vert pomme la faisant passer pour une enfant charmante, docile et délicate. Certes elle peut être gamine, ludique et sa naïveté ferait parfois pâlir d’envie le Iop le plus … Iop. Mais …
Ah, la voilà qui arrive, je préfère m’éclipser car si elle entre ici en sautillant, innocente et inconsciente d’aspect, elle va me voir et ….
La porte de la guilde s’entrouvre, le vieil homme se colle à un mur et avale en vitesse une potion bleu clair, ayant seulement le temps de lâcher : « Bon courage à vous …. »


Une petite énie vêtue en vert pomme poussa la porte de la guilde sans frémir ou montrer le moindre signe d’inquiétude, chantonnant doucement une sorte de berceuse. Sure d’elle, nullement impressionnée par l’assistance, comme si cette entrevue ne lui posait pas plus de problème que d’aller faire fabriquer sa prochaine baguette ou acheter un sac de pichons pour une dinde, elle avança dans la salle. Elle avait un sourire vague, comme si elle ne se rendait même pas compte qu’elle souriait, pas plus qu’elle ne prenait conscience de ses antennes ou de son petit corps drapé dans un simple maillot de bain. Elle regarda autour d’elle, dévisageant chacun avec un air de presque désintérêt, dérangeant pour qui était pris dans son regard.
Pourtant, une moue mutine, enfantine, lui creusait deux fossettes au milieu des joues, lui donnant plus l’aspect d’une fillette rebelle que d’une guerrière carnassière ou dédaigneuse. Deux grands yeux verts rieurs, dans lesquels on devinait pourtant quelque chose qui ne faisait pas vraiment rire, inspectèrent chacun et chacune.

Regardant finalement par terre, elle avisa un coussin vert et s’en saisi sans même demander l’autorisation, se lova dessus sans plus de cérémonie, comme s’apprêtant à prendre le thé. D’ailleurs, elle commença à sortir une petite théière en terre cuite, arrangea rapidement un feu à l’aide d’un tabouret qui trainait par là (bah oui, personne n’était assis dessus, il ne servait donc pas… c’est logique non ??), et commença à faire infuser quelques herbes quand l’eau se mit à bouillir.
Touillant sa mixture, et avant même qu’on ait pu lui faire la moindre remarque (oui, il faut avouer qu’elle était d’une rapidité assez difficile à croire pour faire bouillir les choses!), elle prit la parole d’une voix d’enfant dans laquelle perçait pourtant une maturité et un détachement étranges (en plus d’un léger zozottement intempestif et irrégulier).


« Ma maman m’a toujours dit que z’étais pas comme les autres… Pourtant, je suis petite, j’ai des ailes et des antennes … Peut-être mes yeux verts étranges qui attirent ceux des autres tout en les perturbant sans qu’ils sachent pourquoi ? A y réfléchir, moi non plus ze comprends pas de toute façon et ze m’en fiche…
Mon papa m’a touzours dit que les enies c’est doux et chaleureux, avenant et aimable … Ze ne serais pas une enie alors ? Notez que ma maman l’a vite laissé tomber (on dit qu’elle l’a zeté en pâture à une grosse bête, mais allez savoir…): il correspondait pas aux critères des idéaux familiaux. Faut croire que la douceur, c’est pas de bon ton chez nous… Et d’ailleurs …. C’est quoi la douceur ?? C’est comme ls trucs qu’on mange à la foire du Trooll ? Ah mais ze veux pas être douce moi alors, ze suis pas un bout d’sucre !!

Un ami m’a toujours dit de trouver un mari qui s’occupe de moi, pour qui ze serai là, à la maison, et qui m’apporterait ce dont j’ai besoin pendant que ze m’occupe de lui…. Mon besoin, c’est manger, ça voulait dire que ze devais me marier avec ma nourriture ? Y’a un truc qui cadre pas là… Alors, ze me suis pas mariée… Dans le doute…

Il faut savoir que ze n’aime pas les zens, ils sont moches, crétins et sans intérêt, impolis et discourtois en plus d’être exizeants. J’en ai déjà vu plein je vous assure hein… Et puis on m’a touzours dit que je devais pas me faire exploiter et utiliser. Alors … Ben ze veux pas !! C’est comme ça et voilà !
Marquant une pause, elle sembla réfléchir, à moins qu’elle ne soit en train de compter les moskitos qui volaient dans la salle. Puis fini par se servit un thé avec une mine de wabbit découvrant une cawotte deux fois plus grosses qu’elle. Au moment ou certains de ses hôtes prirent leur inspiration pour parler, elle reprit la parole, les fusillant du regard : on ne coupe pas la parole aux gens qui portent une baguette, règle numéro 6 de l’EPC …

C’est pas pour rien que z’ai pas voulu de guilde jusqu’à présent non plus … On a passé mon enfance à me dire que les zens c’est le mal et qu’ils se servent de vous… Pourquoi venir chez vous alors ? Pourquoi côtoyer des zens ? Peut être parce qu’on dit de vous la même chose que ce qu’on dit de moi : que vous n’êtes pas comme les autres. Alors pourquoi pas ? Et puis, y’a peut être des zens biens dans le monde et on m’a dit que vous étiez fous et seski et que z’étais seski aussi. Moi j’aime bien les zens fous, bon, seski je sais pas ce que c’est : vous mangez pas les Enies hein ? C’est pas ça être seski ? Parce que z’en mange pas moi… Donc c’est surement pas ça. Mais bon, comme je sais pas trop, ben vous êtes surement les mieux placés pour me renseigner…

Je suis sure que vous avez reçu peu de gens qui ne soient pas à pleurer quasiment pour qu’on les accepte : z’aime pas pleurer (sauf si je me coupe un doigt ou me met la baguette dans l’œil. Ca m’arrive peu souvent hein, je commence à mieux maitriser mes zestes aléatoires et j’ai acheté une baguette plus longue pour limiter les ennuis, mais bon, dans l’idée vous voyez…). Et puis, par chez moi, dans ma famille ze veux dire, faut savoir bien la manier la baguette, sinon c’est les zautres qui ils vous mènent...
Moi, z’aime pas soigner, parce que j’aime pas les gens. Alors je vois pas pourquoi je les soignerai hein, faudrait être idiot … Bon, ze le fais des fois, si je suis de bonne humeur, parce que, z’aime pas ça, mais z’aime encore moins mourir. Et je me suis vite rendue compte qu’à ne pas soigner ses alliés (voire, en les tuant parce que c’est drôlement rigolo !), ben je mourrais aussi. Et ça, z’aime pas du tout !! Mais alors … PAS DU TOUT !!!

Alors, comme je suis quand même drôlement maligne, et que de toute façon ben… là de suite z’ai rien de mieux à faire, à part du thé, ben j’aimerai bien voir si y’a moyen qu’on s’entende vous et moi. Bon, évidemment, si vous voulez que ze vous soigne, faut être poli et demander gentiment…Et que ze sois de bonne humeur… Et que z’ai envie… Et que ze sois pas en train de faire du thé ou de regarder les arbres ou en train de me moquer ou …..
Et puis d’abord j’aime pas ça ! Mais ze suis pas un Trooll hein, si on demande zentiment, dès fois, z’y arrive, des fois ...
J’entends déjà les gros costauds se dire qu’une disciple d’Eniripsa qui soigne pas ça sert à rien. Ben moi, ze dit que des gros costauds qui grommellent dans leur coin, si ils ont besoin d’être soignés, c’est qu’ils sont pas si gros costauds que ça ! Alors ils feraient mieux de rien dire ! Tire la langue dans le vide, se disant que les éventuels « gros costauds » se reconnaitront sans doute Pour les z’autres … Ben voilà, y’a du thé... Et ma baguette…

Sortant une dizaine de petites tasses de la même facture que la théière, elle les disposa autour d’elle avec une rapidité qui ferait frémir …. N’importe quel truc rapide. Elle releva le nez de ses préparatif et avec un sourire totalement fondant termina avec un : « Du sucre ? du lailait ? »


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Paprikha
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