Brumes


 
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 [A l'essai] Le Fléau

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Nelligan

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MessageSujet: [A l'essai] Le Fléau   Sam 13 Juin - 23:18

« Aujourd’hui la citadelle d’Helligan est menacée, et la race humaine en péril. Le sang Bwork se répandra tel un Fléau déferlant sur les peuplades de l’Ouest. Sombres seront les heures, sanglantes seront les luttes, incertaine sera la victoire. La survie des humains dépendra du Herpet. Trouve-le, adopte-le, le Herpet représente le seul espoir de purifier nos terres… »

*************************************************
« Nelligan, Nelligan, vite réveille-toi !! » Hurlait ma mère.

Déboulant dans ma chambre, elle ouvrit la porte avec fracas et se rua vers mon lit. Je sortai de mon rêve brusquement, ouvrit les yeux et croisai ceux de ma mère affolée. Peu à peu, alors que je recouvrai mes esprits, me parvenaient au loin des sons, des grondements, des bruits d’arme s’entrechoquant.

Je regardai par la fenêtre. Le ciel était rougeoyant, quasiment couleur de sang, l’aube pointait tout juste. Une fine pluie saupoudrait les champs aux alentours. Puis je vis au loin des formes indistinctes groupées, s’agitant dans tous les sens, hurlant de rage. C’est de cet endroit que me parvenaient les cliquetis d’épées. Je me levai d’un bond et couru vers la fenêtre.

« Maman, maman, y a quoi dehors ? » Fis-je, au fur et à mesure que je comprenais l’horreur du spectacle qui s’offrait à moi.

« La guerre est parvenue jusque chez nous, sur nos terres, à Helligan…Klavor, le chef des peuplades bworks bontariennes a rassemblé une armée considérable et a parcouru les terres du Sud pour attaquer notre bastion. La quasi-totalité des défenseurs de la Sombre sont tombés.
Helligan, murmura-elle, si Helligan tombe, toute la route de l’Est est ouverte…
Qu’Eniripsa nous protège d’une telle horreur, ce serait une catastrophe, la fin de nos croyances et de notre mode de vie… »

A présent elle parlait plus pour elle-même que pour moi. Puis se rappelant ma présence, elle poursuivit à mon attention :
« Ton frère Jerrogan et ton père sont allés combattre…»

Elle pleurait au fur et à mesure que ses mots se formaient sur ses lèvres. Puis elle se prit la tête dans ses mains, s’assit sur le lit, et laissa rouler une larme sur sa joue, qu’elle essuya furtivement lorsqu’elle vit ma mine inquiète.

« Les disciples de Cra , de la tribu des bonviseurs, sont venus nous prêter main forte. Cela nous aide, mais pour combien de temps encore… pour combien de temps encore.. Combien nous reste t-il, oh mon dieu combien de temps nous reste t-il.. »

J’étais jeune, mais ces menaces, je les connaissais. J’avais entendu parler du « Fléau », tel que nous l’appelions chez nous. Ce « Fléau » était en fait la terreur que nous avions des bworks, et en particulier des bworks bontariens, peuplades primitives au langage guttural, incompréhensible, aux pratiques sinistres, à la recherche de puissance et de richesses. Jusqu’à présent, nos armées avaient su contenir ce Fléau.

Mais aujourd’hui les tribus bworks s’organisaient, et étaient capables de s’unir sous un même fanion. Leurs percées dans nos terres s’étaient faites de façon spectaculairement rapide. Nous étions pris au dépourvu. Tout cela, mon père me l’avait expliqué quelques temps auparavant. Il était soucieux, très soucieux, en particulier pour notre avenir. D’après lui, notre capitale des terres de l’Ouest, Helligan, ne tiendrait pas longtemps face à l’avancée des Bworks.

Aujourd’hui les craintes de mon père s’avéraient, et la victoire était incertaine.

« Maman, ze vais y aller aussi, ze veux me battre avec Jerrigan et papa »
« NON ! » Fit ma mère d’une voix ferme. « Tu n’as quasiment jamais combattu, tu es trop jeune. Mais tu vas prendre Poullagan, notre dernière dinde. »
« Pourquoi maman que tu dis que c’est la dernière, on en a tout plein !, et les zautres ? »
Nous avions en effet un des élevages les plus vastes et les plus réputés des terres de l’Ouest. Nous en vivions confortablement.
« Ton père et moi avons donné les dindes au bourgmestre d’Helligan, pour l’effort de guerre »
« hé oui » souffla-t-elle. « Des centaines de dindes, toutes aussi magnifiques les unes que les autres. De cela, il ne nous restait plus rien… plus rien… »

« Nelligan, mon fils, tu vas partir vers l’Est. Tu rejoindras Bremingan et prendras un bateau pour te rendre sur les terres de Jiva. Trouve de l’aide, trouve les gardiens du Herpet, c’est la seule arme dont nous disposons pour endiguer le « Fléau » Il n’y a que toi pour nous la rapporter, Nelligan, trouve cette arme, ramène le Herpet… »

Le Herpet, une arme qui nous sauvera, c’est la première fois que j’en entendais parler. Mais pourquoi aucun de nos forgerons ne l’a t-il forgée ? Qu’a t-elle cette arme de si particulier ? »

J’entendis soudain la porte d’entrée s’ouvrir bruyamment. Jerrigan, mon frère aîné, hurlait :
« MAMAN, MAMANNNN »
« Jerrigan ! Ici, Jerrigan » elle se leva d’un bond et courut vers les escaliers d’entrée. Je lui emboîtais le pas.
« MAMAN LES BWORKS ARRIVENT, LES BWORKS ARRIVENT, CACHEZ-VOUS »
« oh nooooooooon, mon dieu nooooonn pitié pas déjà.. » Elle resta quelques secondes paralysée de terreur, se ressaisit et se tourna vers moi.
« Nelligan, hâte-toi de partir, vite !!! » Ma mère courut jusqu’au coffre du salon, et l’ouvrit. Elle en sortit la magnifique tunique de l’aventurier, cape et chapeau dont j’avais toujours rêvé et que j’admirais sur mon père. Elle sortit également une amulette, finement ciselée et sertie de diamants purs, portant les insignes d’Helligan. Elle me mit ces habits dans les bras. Je revêtis tout à la hâte et cachait l’amulette, qui trahissait notre richesse à cent lieux à la ronde, sous mon accoutrement.

« Nelligan, tes soins seront ta seule protection. Apprend à t’en servir sur les terres de Jiva. Et prend cela également, il te sera utile » Elle me tendit un magnifique bâton doré à l’or fin, fabriqué en bois d’ébène. Le blason de notre famille y figurait. Je tendis la main, et toucher le bâton me procura une formidable sensation de clairvoyance et de sagesse

« Adieu mon fils, puisse Eniripsa veiller sur toi »
Elle pleurait, me serra dans ses bras, m’accompagna jusqu’à l’étable, me jucha sur la dragodinde, et donna un petit coup à l'animal qui prit le galop. J’avais froid, j’étais paralysé par la terreur.

« Mamaaaaaannn » j’eu à peine le temps de me retourner, je vis les bworks faire irruption dans notre maison. Ils arboraient fièrement leurs grandes ailes bontariennes. Des bruits, des épées s’entrechoquant…
Puis vint un calme assourdissant, une sensation de solitude au milieu de la horde d’inhumains…

Et au fur et à mesure que je galopais vers l’Est, je me rendis compte que je ne savais ni qui, ne ce que je devais chercher…

Le Herpet…
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Nelligan

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MessageSujet: Re: [A l'essai] Le Fléau   Sam 13 Juin - 23:18

« Bremingan » indiquait un grossier panneau de bois de frêne, pointant la direction de l’Est. « Terres d’Helligan » annonçait un panneau orienté vers l’Ouest.

« Bremingan, je suis donc sur la bonne route » pensai-je. Je fis une halte, descendit un instant de ma monture pour me dégourdir les jambes et la laisser souffler, et suivis la direction indiquée.

Le chemin que Poullagan empruntait ressemblait à un désert rocailleux. Tout autour de moi défilaient des collines sans verdure, uniquement habillées de lourds blocs de pierres, dont certains semblaient s’être décrochés et venaient se briser sur la route. J’étais seul avec ma dinde, je n’avais toujours pas croisé âme qui vive, pas un hameau non plus. J’avais faim, j’avais soif, j’avais peur de l’inconnu. Avant de partir, j’avais tout juste eu le temps de m’équiper d’une gourde, et d’emporter quelques morceaux de steack de dragodinde peu frais.

Je sortis ma gourde, et m’humectai les lèvres. L’économie de l’eau et de mes maigres denrées était indispensable, je pressentais un voyage long et difficile. La nuit tombante, je m’emmitouflais tant bien que mal dans ma cape et tentais de m’endormir.

Le Herpet revenait souvent dans mes rêves. Je me demandais de quoi il s’agissait. Je finis par le visualiser mentalement : une splendide épée, forgée en fer blanc, ornée de l’écusson d’Helligan. Une épée si rapide, si souple, si agile, qu’elle donnait la possibilité à son porteur de trancher la gorge de n’importe quel Bwork. Une épée dont la sensation au toucher procurait un courage immense. Une épée empreinte de la magie des héros des légendes d’Helligan.
Mais quelque chose ne collait pas : nous avions les meilleurs forgeurs à Helligan, pourquoi ne pas avoir confectionné cette épée plus tôt ? Si seulement je savais ce que je cherche… et la plupart du temps, je finissais par m’endormir sur cette question.

Après quelques jours de galop harassant, j’atteignis enfin les côtes de Bremingan.
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Nelligan

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MessageSujet: Re: [A l'essai] Le Fléau   Sam 13 Juin - 23:19

Bremingan, capitale maritime, fierté des lointaines contrées, dernière vestige des temps héroïques, ou se nichent les aventuriers égarés ou téméraires, les hérauts de tout horizon comptant les exploits des chevaliers légendaires,
Bremingan et ses riches marchands aux habits de velours apportant des richesses des quatre coins du monde.
Bremingan et son armée de réserve aussi.

La Cité était calme ce jour là. Une bise glaciale surgit soudain de nulle part, secouant doucement les haillons pendus aux murs.
« Ceux vivants par delà les océans n’ont probablement jamais entendu parler d’Helligan » songeai-je.
Ici le Fléau n’avait pas encore franchi les solides remparts de la ville.
Pourtant aujourd’hui parvenaient jusque à la ville les mauvaises nouvelles de l’Ouest. La peur était palpable, les hérauts muets, les femmes apeurées tentaient de cloîtrer leurs enfants à demeure.
Les disciples Iop, soldats pour la plupart, arpentaient les rues à la recherche de recrues à enrôler sur les champs de bataille.
Je savais qu’il me fallait franchir les océans pour parvenir jusqu’aux terres de Jiva. Je me dirigeai donc vers le port.

Le port était immense. De très nombreux navires y accostaient chaque jour. A première vue, la flotte était essentiellement composée de galères marchandes, mais on discernait au loin quelques navires de guerre brakmariens, reconnaissables à leurs longues voiles pourpres.

Aujourd’hui, malgré les heures sombres, était jour de fête. La somptueuse galère « Le Haut-Vent » déchargeait les richesses en provenance de Jiva. Des graines par milliers, des dindes en provenance des plus beaux élevages, des armes étincelantes, des étoffes, des bijoux… La foule arrivait peu à peu et se ruait sur les containers. Moi je tentais de me frayer un chemin jusqu’au navire. Je vis sur ma droite un marin, reconnaissable à l’insigne représentant l’Ordre de la hanse d’argent qu’il arborait. L’Ordre de la hanse d’argent était l’une des plus importantes compagnies maritimes de Bremingan, le marin saurait sûrement m’indiquer un moyen de rejoindre Jiva.
« Pardon m’sieur… »
Il se retourna
« Ouai ptit homme, vite j’ai à faire »
« ze voudrais prendre le bateau qui s’appelle le « Haut-Vent » m’sieur. Il va bien à Jiva ? »
« Ouai demain » il grogna et se racla bruyamment la gorge
« ze.. ze peux venir ? »
« Achète un billet et passe ton chemin gamin ! »

Mais je n’avais pas le moindre argent, et je ne possédais rien de valeur à part mon amulette et mes vêtements. Pour mon amulette, il était hors de question de la donner, ni de la vendre. Elle représentait aujourd’hui tout ce qui me restait de mes racines. Quant à mes vêtements.. Mais avais-je le choix ?
«M’sieur, z’ai pas d’argent, ma maman m’en a pas donné. Mais ze veux aller sur le bateau »
Le marin me fusilla du regard, passa près de moi et m’allongea un coup dans les côtes.
« Dégage gamin, j’ai à faire »

Mais je ne pouvais pas « dégager ». Je devais prendre ce bateau, il ne pouvait en être autrement.
« Et si ze travaille ? Ze suis courageux et fort ! » Et petit surtout…

Le marin, à mes mots, me toisa et éclata d’un rire franc.
« Ouai c’est ça, gamin, t’es assez fort.. »
Vexé, je brandis mon bâton et sans bien savoir ce que je faisais, je donnai un formidable coup sur la caisse que le matelot déchargeait. Elle se brisa en morceaux, dévoilant de magnifiques étoffes de laine blanche.
Ebahi, je regardai mon bâton, puis le marin. Celui-ci considéra la caisse, me fixa, et finalement conclu :
« C’est bon, ben tu m’aideras à ranger les cales et à transporter les denrées en cuisine. Rendez-vous demain matin à 5h sur le pont. Demande Amoégan, c’est moi et soit pas en retard hein ! »
« Merci m’sieur » murmurai-je plein d’espoir
Et je fus le lendemain sur le point, à l’heure, prêt à embarquer.
Première victoire vers la longue route du Herpet
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Nelligan

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MessageSujet: Re: [A l'essai] Le Fléau   Sam 13 Juin - 23:19

Le voyage dura 2 semaines, se déroula sans incident, mais fut éreintant. J’étais jeune, bien trop jeune même, mais personne ne s’en souciait. On me mit à contribution pour toutes sortes de tâches, notamment, et bien évidemment, les plus ingrates. Mais je ne me plaignais pas, toute distance parcourue à bord de ce navire me rapprochait du Herpet. Et chaque chose me rapprochant du Herpet aidait ma famille et ma patrie à remporter la victoire…

Finalement nous arrivâmes en vue des côtes de Jiva, par le port de Mastredam. Le ciel était clément, la brise marine s’engouffrant dans les voiles étendues sentait bon. La galère accosta, tandis que je montai sur le pont pour contempler mes nouvelles terres. La première chose qui me frappa fut l’absence de cette foule qui prisait tant à Bremingam l’arrivée des navires marchands. Ici personne, excepté un vieil homme, qui semblait curieux des allers-venus des marins. Je pris congé de l’équipage et descendit.
Le vieil homme me vit, me toisa du regard et me fit signe. Je m’approchai de lui, et m’aperçut qu’il écrivait des notes sur un vieux bout de parchemin.
Il me regarda, afficha un large sourire, arracha la page sur laquelle il venait de griffonner quelques mots et ma la tendit.
Ainsi je lu :

« Le temps s’écoule, inexorablement, broyant sur son passage les créatures éphémères que nous sommes. Une fois notre temps écoulé, seul reste nos écrits, ces insignifiantes taches d’encres répandues sur de blanche page de papier. Voilà pourquoi je m’échine encore aujourd’hui à remplir les pages de ce journal, alors que partout autour de moi la mort et la désolation règne sur ce qui était, il y a quelques mois seulement, le fleuron de notre architecture, la citadelle D’Helligan. Voilà pourquoi, alors que les meurtriers de mon peuple détruisaient de fond en comble la citadelle pour répandre le Fléau, j’ai continué à remplir les pages de ce journal des secrets les mieux gardés de notre royaume. Mais aujourd’hui ma tache est finie, et si je m’accroche encore, tel un naufragé, à ce journal, c’est non plus pour sauver nos secrets de la destruction, mais plus égoïstement, pour sauver une partie de mon être de l’oubli. Non pas mon nom, celui-ci n’ayant pas la moindre importance, mais une partie de ce que je fus… »

Au bas de la page on pouvait lire un mot, écrit à la hâte : "Va où les ombres te portent. Trouve Céridwen, suit la Brume…"

Je regardais le vieil homme avec stupeur, lorsqu’il entama le premier :
«Suis tes rêves, Nelligan, ils t’indiqueront le chemin. Trouve le Herpet, avant que le Fléau n’endigue l’Ouest. Apprend son maniement, maîtrise-en ses subtilités et rapporte le las- bas… »
Je levais les yeux du parchemin, et scruta le vieil homme, abasourdi.
« Vous zêtes qui m’sieur ?»
Il se leva, sourit, et disparu au loin.

Je me mis donc en route, à la recherche de Céridwen et de la Brume. Après tout, c’était un but, c’était au moins déjà ça. Ce furent mes seuls et premiers indices. Mais d’abord, il me fallait passer à Brakmar. Les quelques kamas empochés sur le bateau me permettraient de manger un morceau. Il me fallait me reposer aussi. J’étais petit, j’avais besoin de sommeil.

En chemin pour Brakmar, je posais toute sorte de questions aux gens.
Je leur demandais s’ils connaissaient « Céridouène » ou la Brume. Je leur demandais également s’ils avaient entendu parler du Herpet. Toujours les mêmes réponses, et encore, quand j’arrivais à comprendre ce qu’ils me répondaient. Quel drôle d’accent que celui qu’avaient les gens à Jiva. Ce qui me paraissait bizarre, c’est que cet accent ressemblait étrangement à celui des bworks d’Helligan. Je l’avais très peu entendu, mais en connaissait quelques intonations. Néanmoins mes doutes furent vite dissipés, car pour moi les bworks n’avaient envahi qu’Helligan. Ici nous étions protégés, ici je trouverais l’Arme que je cherchais, ici les bworks n’existaient pas, c’était certain. En tout cas pour moi…

Quelques renseignements glanés çà et là me révélèrent que la Brume était une guilde dévouée à la cause brakmarienne. On m’apprit qu’une maison portait leur blason près de la bibliothèque. Et lorsque je fus près de l’imposante bâtisse, je m’assis, et sur un vieux morceau de parchemin, rédigeai une lettre à l’attention des membres.
Je savais un peu lire et écrire, mais mes lettres étaient grossières et maladroites. Je m’appliquai pourtant :

Bonzour madame et bonzour messieur
Ze m’appelle Nelligan, z’ai *Nelligan posa sa plume et compta sur ses doigts : un.. deux.. trois… quatre…cinq… six.. Satisfait, il reprit sa plume.

Z’ai 6 ans. Ma maman, elle est avec mon papa mais faut prendre le bateau pour y aller, et même que les marins sont pas zentils. Ma maman elle m’a dit d’aller à Jiva chercher une arme qui s’appelle Herpet. Parce que ben ma maman elle dit que le Herpet ben ça aidera pour tuer les méchants bworks avec les grandes zailes blanches. Et y a aussi un meussieur qui m’a dit que je devais parler avec madame Céridouène et aux Brumes, mais ze sais pas qui c’est et z’ai pas tout tout compris. Et là ze suis devant votre maison, et ze voudrais bien que vous m’aidiez à trouver le Herpet si vous plait. Et aussi ze serai sage, je mangerai tous mes légumes et ze mettrai pas les coudes sur la table, comme ça vous serez contents et ma maman aussi.
Au revoir madame, au revoir mônsieur
Ze m’appelle Nelligan ajouta t-il en tant que signature

Nelligan glissa la lettre sous la porte et s’endormit du lourd sommeil de son âge.

***************************************************************
HRP

A moi maintenant

Bonjour à tous
Je viens frapper à votre porte dans l’espoir de trouver une guilde soudée d’une part, et qui me permettra de faire évoluer mon très jeune personnage d’autre part, au fil de son enfance et de son adolescence. J’ai longuement hésité entre un Iop taciturne au passé douloureux ou un jeune enfant, mais je pense que l’enfant s’intègrera mieux.
Je me dois d’être parfaitement honnête envers vous, ce n’est pas vraiment la cause brakmarienne dans un premier temps qui m’attire ici, mais le RP.
En revanche, tout comme moi, le petit Nelligan apprendra au fur et à mesure à comprendre et à se rallier à la cause de la famille qui l’accueillera.

J’ai beaucoup aimé vos récits, bien que n’ayant pas encore fini de lire l’intégralité des backgrounds notamment.
J’aimerais donc beaucoup vous rencontrer et trouver une petite place au sein de votre communauté si vous voulez bien de moi et du petit.
Merci et à bientôt j’espère.
[[Nelligan]]
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tazlefou
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MessageSujet: Re: [A l'essai] Le Fléau   Dim 14 Juin - 14:30

Le vieux sram somnolait sur son tapis préféré quand il aperçu un bout de papier glissé sous la porte.

Il leva les yeux au ciel découvrant la longueur du texte, cela allait lui prendre des jours avant de tout déchiffrer.

Aprés quelques secondes de lecture il bougonna :

- Un herpès, un herpès ... pourquoi cherche t'il un herpès ... j'en ai eu un un jour et ça m'a fait un mal de chien ... c'est tout sauf une épée et ça rend les os creux ...

Il se gratta machinalement l'aine à ces mauvais souvenirs.

- Hum peut être qu'on pourrait l'utiliser comme arme contre les bons a rien en fait ... évidemment faudrait trouver des volontaires pour leur refiler ... m'étonnerait que cheffeuh ou tite se portent volontaires.
- Hum je vois plus qu'une volontaire désigniée d'office.


MIOCHEUUUUUUH !

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Nelligan

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MessageSujet: Re: [A l'essai] Le Fléau   Mar 16 Juin - 9:17

Enfance de Nelligan : Un monde trop grand pour des yeux trop petits

Rencontre avec les Brumes - Partie I


Nelligan arpenta les rues de brakmar à la recherche d’un morceau à croquer. Ses quelques kamas en poche lui permirent d’acheter un morceau de pain à la boulangerie et de l’agrémenter d’une feuille de salace. Puis il se rendit devant la maison des Brumes, s’assit en tailleur et commença à jouer avec la peluche qu’il ne s’était pas encore résolu à rendre à Pleur Nicheuz. Entiché de cette poupée, Nel ‘ lui donna le nom de sa mère dont l’absence se faisait cruellement sentir. Il regarda sa poupée, et lui parla à toute vitesse, sans prendre le temps d’une pause respiratoire.

Tu vois Laurhyngan, ben z’ai écrit aux meussieurs et madames des Brumes, parce que peut-être ils vont m’aider à trouver le Herpet.
Même que les dames ont dit que c’était peut-être une pelle. Il zont l’air zentils. Y a madame Ombraith ben elle a dit qu’il fallait pas se rouler dans l’herbe parce que c’était mal, mais ze sais pas pourquoi.

Et heu.. y a madame Tite ben elle a promis de me faire un gâteau si z’étais sage et que ze posais pas trop de questions. Mais ze sais pas pourquoi il faut pas poser de questions. Et madame Céridouène ben elle a fait apparaître un nuage tout noir, z’ai eu très peur. Elle dit que c’est la Brume et que la Brume c’est pas méssant. Elle dit qu’il faut pas avoir peur. Et ils zont dit aussi qu’il y avait des meussieurs esquellètes Sram, et faudra pas que z’ai peur, ils sont bizarres les esquelèttes, ils zont même pas de peau. Ca doit leur faire très mal. Et z’ai encore plein de gens à voir.

Et tu sais Laurhyn’ z’aime pas certains gens à Astrub. Astrub ça fait trop de bruits, les gens crient tout le temps et on comprend même pas ce qu’ils disent. Y en a même un qui hurlait tout le temps pour vendre une cape à 10 000 kamas.

Voudrais revoir maman et papa

A ces mots, les yeux du jeune Eniripsa s’embuèrent et des sanglots lui montèrent à la gorge. Incapable de les ravaler, il serra sa poupée contre lui et finit par se laisser emporter par un lourd sommeil réparateur.

[[Edit : rajout du titre]]


Dernière édition par Nelligan le Mer 24 Juin - 17:13, édité 1 fois
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Céridwen
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Information Guilde
Guilde: Brumes
Statut dans la guilde: Meneur

MessageSujet: Re: [A l'essai] Le Fléau   Mar 16 Juin - 13:36

Une brume zébrée de bleu tiède s'enroula autour de l'eni endormi, manteau protecteur qui de diaphane devint opaque, dissimulant en quelques secondes le petit être aux yeux des passants.
Seule une petite poignée de gens pouvaient la percer et elle s'étirait contre le mur de leur maison.

_________________
Ne vous fiez jamais aux apparences .....
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Nelligan

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MessageSujet: Re: [A l'essai] Le Fléau   Mer 24 Juin - 17:17

Enfance de Nelligan : Un monde trop grand pour des yeux trop petits

Rencontre avec les Brumes - Partie II

Bonzour zournal

Ma maman elle m’a dit que si je voulais apprendre à écrire, il fallait que ze m’exerce, alors ze t’écris.

Aujourd’hui, ze suis allé à Incarnam. C’était magique d’y aller . Z’ai regardé la statue de ma déesse, et ze l’ai trouvée très très belle. Z’ai voulu lui faire un câlin, parce qu’elle ressemblait à maman. Mais quand ze l’ai touchée, ben ze me suis retrouvé dans une montagne, tout en haut, et personne ne m’a rien expliqué.

Y a juste un drôle de bonhomme, même qu’il avait un costume d’oizeau, il m’a demandé si ze voulais partir à l’aventure. Alors z’ai dit oui. Après il y a un autre bonhomme-oiseau monsieur Ganymède, il a fait apparaître un épouvantail et m’a demandé de le taper.
Il me disait que ça m’aiderait à m’entrainer à faire la magie.

Ze voulais pas le taper le monsieur épouvantail, car il n’avait pas été méchant avec moi.
Mais Ganymède m’a dit que l’épouvantail aurait même pas mal.

Après z’ai vu un vieux monsieur tout rabougri, qui dormait sur sa chaise. Il s’appelait Lykhen, quelque chose comme ça. Il m’a donné des trucs à faire, et en échange, z’ai eu le droit à avoir un peu des sous.
Derrière le monsieur Lhyken, on voit Astrub. C’est très très haut, les maisons elles sont toutes petites. Mais ze voulais pas trop regarder, parce que ça me donnait la tête qui tourne. Ca fait un peu peur quand même.

Après, Ganymède m’a dit d’aller voir des amis à lui, même qu’ils z’avaient du travail pour moi. Mais d’abord, ze devais aller prendre le pont. Z’ai eu très peur, parce que le pont il bouge beaucoup quand on marche dessus, y a même pas d’endroit pour se tenir, et y a des grandes crevasses tout autour. Mais quand même z’ai réussi, parce que z’ai repensé à Mamy-Tite et à madame Céridouène, qui avaient dit qu’il fallait pas avoir peur.

Après z’ai aidé des tas de gens. On m’a même donné la recette des crêpes, mais z’ai personne pour les faire. Peut-être Mamy-Tite elle voudra bien m’en faire. Il a fallu tondre des méchants bouftous, porter des outils, faire le tour des zaaps, aller au téléscope, même qu’il fonctionne pas c’est nul. Y avait même un piou bleu qui me disait piou piou tout le temps, et ze comprenais rien.

Après quand z’avais fini, encore un monsieur-oiseau ma dit que ze pouvais monter dans un ballon qui allait me faire voler à Astrub. Mais ze voulais pas monter dans le ballon, parce que c’était très haut. En plus z’étais tout seul, et ze sais pas faire marcher le ballon tout seul. Mais z’ai quand même monté dans le ballon. Au début, ça marchait pas. Le ballon voulait pas décoller. Mais après, il a volé. Z’avais les yeux fermés, z’appuyais mes mains très très fort sur la corde de la nacelle et on est arrivé à Astrub. Z’étais encore devant ma zolie déesse. Mais z’étais très fatigué. Il y avait un arbre près du lac et z’ai dormi.

Après z’ai pu voir Mamy à l’enclos. Elle devait entrainer des dindes, alors elle a dit à Arlequine de le faire et elle m’a amené combattre contre des drôles de bêtes qui s’appellent Kanigrou. Mais ze les aime pas, parce qu’ils font apparaître des serpents et que z’ai peur des serpents. Pis après y a la zolie Eulalie qui est venue avec nous. Elle est très belle, peut-être un jour ze me marirai avec elle, si elle veut bien. Mais ze peux pas me marier avec elle maintenant, parce que ze suis trop petit.
Après ben y a un monsieur Mouche, y a m’a dit que z’étais un couillon, mais ze sais pas ce que ça veut dire. Mais comme madame Céridouène, il m’a grondé parce que ze posais trop de questions. Ils aiment pas les questions chez les Brumes. Alors ze poserai plus trop de questions.
Mais ze veux bien manger les tartines de Mamy, mais après z'ai toujours les doigts qui collent.

Maintenant ze sais miner du fer et du cuivre, mais z’ai un problème : ze peux pas mettre ça à la banque car le banquier il veut pas m’ouvrir un compte, il dit que c’est que pour les adultes et qui me faut une Nautorisation. Peut-être mamy elle voudra bien me faire la Nautorisation.

Voila zournal, à demain
Bonne nuit maman chérie, bonne nuit papa chéri.

[[edit : merci pour l’intégration, ça me fait sincèrement plaisir, et désolée pour ceux que je n’ai pas encore pu rencontrer, en espérant vous croiser bientôt]]
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Céridwen
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MessageSujet: Re: [A l'essai] Le Fléau   Jeu 25 Juin - 18:08

Dans la salle des audiences, l'Ombre de Glace referma le dossier du nouveau venu et le plaça sur l'étagère couverte de poussière des apprenties Brumes à l'essai

_________________
Ne vous fiez jamais aux apparences .....
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[A l'essai] Le Fléau
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