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 Ainsi soit-il.

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Sacré du Ciel
L'Ombre de Lave
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Localisation : Dans le néant.
Date d'inscription : 04/03/2007

MessageSujet: Ainsi soit-il.   Mar 19 Fév - 21:48

Un corbac cria au loin, dans les landes de Sidimote. La déesse Eniripsa semblait avoir jeté un voile de tristesse sur la sombre cité du Sud, glorieuse et magnifiscience du monde. Un coursier apparu dans la grande salle de la Milice, cherchant à voir un éclair bleu, une brume follâtre ou autre signe d'une Brume de Brakmar. Essouflé, il accourait d'un quartier chic, le quartier de la Misère, en sueur et essouflé. Il demanda à maints et maints passants d'indiquer la direction de la demeurre des Brumes, mais aucun ne sut lui répondre. Accablé, porteur d'une étrange missive aux couleurs sombres, il s'adossa à un pilier de la grande salle de la Milice de Brakmar et s'assoupi.

Vétu de noir, Xardnogard courrait à en perdre haleine. Les bras maculés de sang, de griffures et une dague noire dans ses mains, il parcourait Amakna, fuyant un poursuiveur visiblement invisible. Il maugréa et se maudit de sa stupidité. Il regarda une alliance en argent, et soupira tristement. Elle lui manquera, c'est certain. Il revoyait encore sa nuque, sa chevelure brillante, ses yeux malins.. Il savait qui elle était, et il ne lui pardonnerait pas. Il avait à présent atteint le village d'Amakna. Il croisa quelques villages connus, qui écarquillèrent les yeux en le voyant passer, et certaines de ses amies tombèrent dans les pommes. Il arriva à la banque.

Le coursier fut réveillé par un coup de botte sec dans les côtes. Le guerrier lui dit de partir, que la milice ne faisait pas hôtel du courrant d'air, et que s'il venait quémander, il finirait en prison. Il protesta, demanda à voir Shayyin ou une Brume, mais le guerrier perdit patience et le jeta hors de la milice. Il tomba à terre et s'évanoui.
Remerciant le banquier appeuré, il signa un papier et l'emporta. Il sorti de la banque et se dirigea vers le zaap. A présent, Xard boîtait, et il regardait de tous côtés, visiblement effrayé. S'engoufrant dans le zaap, il disparu.
Sacré du Ciel, l'Ombre de Lave regardait d'un air morne le plafond de sa chambre, étendu sur son lit.

Un ouginak hurla à la mort tandis que Xardnogard sortait du zaap. Il regarda autour de lui, et se dirigea vers Gisgoul. Il l'avait suivi, il le savait. Il éloigna de son aura les bworks qui le regardaient passer, éberlués. Il arriva à la Tour de Djaul, et s'y engouffra. Il emprunta le passage secret, et se retrouva devant l'autel. Le contournant, il déboita une pierre de l'autel et y engouffra un paquet contenu dans une étoffe rouge sombre. Il remit la pierre, et disparu de la pièce.

Reprennant connaissance, se frottant les fesses, le coursier soupira. Avisé, il parti en direction de Concile Pourpre, et y déposa la lettre pour la première Eminence qui pourrait le lire. Puis sorti en prenant la direction d'une taverne toute proche. Il commanda, bu tout son saoul, et s'assoupi sur la table grasse de la taverne.

Xard soupira. Il savait qu'il était temps, que l'heure était venue. Regardant ses bras lacérés, il observa les allentours. Brâkmar. Cette cité lui était si connue, si familière, et pourtant étrangère, depuis qu'il avait attenté à la vie des Ombres. La paix avait été regagnée grâce à une dague factice, et Xard cracha à terre plus pour montrer son indignation que par besoin de se nettoyer le gosier. Son habit noir était en lambeaux, et il semblait fatigué. Il pris le zaapi, et dans les ténèbres de Brâkmar, il s'enfonça.

Quinte de toux. Sacré se releva à grand peine et cracha un flot de sang à terre, sans même se soucier de viser la bassine qu'il avait prévu à cet effet. Combien de temps n'avait-il pas mangé? Combien de temps n'était-il sorti de sa demeurre? Longtemps. Il soupira, et émit un sifflement aigu. Ah, le voilà, le bel immortel qu'il disait être, qui n'aspirait qu'à la mort. Empoisonné par les sentiments refoulés d'un amour qu'il avait cru voir se réaliser, par la déception et par ses enfants perdus, par cette vie sans sens.. Sacré était bien las, et les jours passaient sans qu'il ne s'en soucie plus. Il se leva et boita jusqu'à la fenêtre, et ne s'étonna pas du reflet étrange qu'elle lui renvoyait. Un éni, sans rien de plus.
- Tu as finis par en avoir marre de moi, toi, là haut..


Xard descendit du zaapi, et contourna la taverne de la Misère, bruyante à cette heure-ci. Il ne frappa pas à la porte, mais s'y engouffra sans cérémonies. Les clefs étaient toujours en sa possession. Il soupira en voyant la maison dans l'état délabré dans lequel elle avait été abandonnée. Secouant la tête, il grimpa l'échelle, et trouva son père à la fenêtre. Sa maigreur et sa faiblesse iradiaient la scène.. Lui si puissant, si imposant malgrè sa taille minuscule, se tenait dans une pièce tel un personnage lambda quelquonque. En silence il pris une chaise, et s'assit.

Sacré n'entendit pas Xard monter. Il ne se rendit compte de sa présence que quand celui-ci se racla la gorge. Il tourna vers lui des yeux gris, délavés et déserts de vie. Il tenta de parler, mais un gargouillis infâme sorti de sa gorge, et il vomi du sang à nouveau, à force de quintes de toux plus terribles les unes que les autres, arrivant à faire trembler ses ailes. Il fronça les sourcils à l'odeur de ce sang noir, puis regarda Xard, et parvint à dire, après avoir fait une conjecture plutôt incensée, dans un soupir mourrant:
- Ah, mon fils.


Xard ne fit aucun geste pour aider son père. Il vit à son expression qu'il avait compris. Il s'était dit qu'il ne chercherait à nier, qu'il ne chercherait à mentir, devant son père qu'il savait condamné depuis deux mois. Pourtant, il préférait en cet instant qu'il parte le coeur libre et léger..
- Oui, père, répliqua-t-il plus froidement qu'il ne l'aurait voulu. Il est temps, n'est-ce pas?
Sacré hocha la tête, tremblant.
- Regarde toi, imbécile, mourir comme ça, sans aucune dignité, où est l'Ombre de Lave, dans tout ça? Où est mon père?!
Sacré sourit en reconnaissant les traits d'un roublard sur le visage énervé et irrité de Xard, mais se contenta de se déplacer vers son lit. Chose qu'il ne pu faire, puisque ses jambes le lachèrent en milieu de parcours, et il tomba en s'étalant de tout son long sur le parquet. Xard se leva, et malgrè lui, l'aida à s'allonger sur son lit.
- Tant de choses à te dire.. Mon fils.. fit-il avant de repartir en quinte de toux, s'en étouffant.
- Tais toi, épargne moi ce genre de trucs débiles que se font les membres de familles aimantes.. Chose qui ne nous concerne pas. Tu voulais que je sois là pour te voir crever, me voilà. Maintenant dépêche toi de crever, avant que je ne me fasse tuer.
Sacré parti d'un grand rire, son rire habituel qui pourtant manquait de puissance, et posa ses yeux sur Xard. Il posa une main caleuse et rugueuse sur le bras de son fils et murmura:
- Pourtant, Xard, je t'aime. Comme un père aime son fils, mais qu'il ne sait pas le lui montrer.. Et comme..
Il s'étouffait à présent, mais continua malgrè la douleur:
- Comme celui qui t'a tant fait souffrir.. Pour.. ton.. bien...
Il leva les yeux au ciel, une dernière fois, formula deux mots, qui ne parvinrent à sortir de sa bouche, et ses yeux gris passèrent au noir profond. Son menton s'affaissa, ses ailes se détendirent, et sa cage toracique s'éleva, une dernière fois. Une larme limpide coula le long de sa joue, et le soupir se transforma en bourasque brûlante, hurlante, dont le grondement empli la pièce.
- Pardon, Céridwen.
Le vent s'arrêta, et le corps de l'Ombre de Lave parti en cendres, ne laissant que des habits usés et des ornements qu'il affectionnait, dont un collier serti de bleu dont un identique existait et certissait le cou d'une femme, la seule qu'il eut jamais aimé comme telle.
Xard regarda les cendres voler dans la pièce. Il garda une expression figée quelques minutes, puis dirigea son regard vers l'endroit où s'était tenu son père. Au fond de lui, un cadenas se brisa, ouvrant une porte interdite qui scellait une salle dont le contenu était dangereux. Il hurla et tapa sur le matelas de ses bras blessés, et un flot de larmes jaillis de ses yeux.
- PAPAAAAAA !!!
Son cris se répercuta longuement dans Brakmar.
Quelques heures plus tard, un coursier fut mandé à la demeurre de feu Sacré du Ciel. Xard glissa une missive au creux de sa main, et lui donna quelque kamas pour la commission. Une lettre écrite par Sacré du Ciel avant sa mort adressée à Céridwen. Xard soupira, pris un baluchon d'effets et se dit que cette tâche commençait à vraiment le déranger. Il ne prit pas le zaapi, cette fois ci, et se rendit directement au pont nord de Brakmar. Il regarda longtemps la rivière de lave puis ouvrit le baluchon. Il y prit la dague de Sacré, Malheur, et la jeta dans la lave, comme Sacré le lui avait demandé. Une pierre de lave brûlante siégeait au milieu des ornements de Sacré. Xard la regarda longuement.

- Combien de martyrs as-tu souffert pour enfermer ces sentiments dans une pierre? Ne te connaissais-je Père?
Puis il jeta la pierre dans la lave, qui explosa, répendant cris de douleurs et pleurs silencieux à la surface. Puis le silence fut, et Xard disparu.


Xard fut retrouvé quelques jours plus tard, pendu à un arbre en Sidimote. Une lettre retrouvée dans ses vêtements expliquait qu'il ne pouvait vivre sans l'homme qui l'avait fait le plus souffrir et pourtant le plus aimé. Les effets de Xard furent envoyés par les guerriers à la demeurre de Sacré du Ciel.

Maquisard, emplis de chagrin par la mort de son ami, pris un baluchon et repris cette activité qu'il n'aurait du quitter, celle de coller des papiers de bonbons sur les feuilles des arbres. Ca rend la nature plus belle, d'après lui.

Le Cénacle des Ombres brûla mystérieusement, un soir de pleine lune. Les galeries souterraines s'effondrèrent et la chaleur fut si intense que toute la roche se souda, de telle sorte que rien ne pouvait plus permettre d'accéder au Cénacle.

La maison de Sacré, laissée à l'abandon s'effondra, et l'on rebati une maison, plus moderne, sur les fondations de celle-ci.

Ainsi se termine l'histoire de la caste des draX, famille maudite dès sa création, à la destinée triste. Croyez, amis, ne faites comme l'Ombre de Lave. Sachez extérioriser l'amour que vous éprouvez, sachez garder en vous le mépris.. Sinon, à force de détruire ceux qui vous entourent, vous finirez par vous détruire vous même et ne pas souhaiter la guérison, tout puissant éniripsa que vous puissiez être.

(HRP: Désolé. Désolé de partir comme ça, désolé de ne pas rester, mais ça n'était plus possible.)

(Edit: Désolé de rien en fait. Lâcheurs.)
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salemioche
C'toi Bob ??
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Date d'inscription : 01/10/2007

MessageSujet: Re: Ainsi soit-il.   Mer 21 Mai - 20:39

mioche était restée stupéfaite à l'annonce que lui avait faite olédie , elle avait vue sacré ou sacré en chair et en larve.mais ce n'était pu le même sacré celui là n'était que rancœur.


HRP (que sacré devienne "méchant " RP c'est son droit qu'il fasse des reproche HRP je ne supporte pas à ce que je sache lsacré du ciel ne se trouve pas sur les pages jaunes et si je n'etait pas sur dofus ce n'est pas pour etre sur msn ou autre sur ce ....)
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Voir le profil de l'utilisateur http://thextrolls.free.fr/
Céridwen
L'Ombre de Glace
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Localisation : Dans la brume ...
Date d'inscription : 15/01/2007

Information Guilde
Guilde: Brumes
Statut dans la guilde: Meneur

MessageSujet: Re: Ainsi soit-il.   Mer 21 Mai - 23:32

HRP: Alors je vais être TRES claire. J'ai mis mon intégrité en jeu pour qu'on te file une seconde chance (tu sauras de quoi je parle...) Je me suis engagée personnellement pour ça, j'ai tout fait pour que cette chance te soit donnée, je t'ai coatché, aidé et soutenu contre tous tes détracteurs, inconditionnellement. Sur ce, tu triches honteusement, tout ça pour faire prendre quoi??? 3? 4 lvl à une fioutue mule !! Tu te fais ban pour ça, et encore 2 mois, tu t'en sors bien.
Tu fais tout un RP pour expliquer ton départ, magnifique RP, comme tu sais si bien les faire. Et tu reviens 2 mois après, soit.
Mais là, tu nous craches à la gueules, tu ments en disant que tu t'es fait ban parceque tu pouvais pas décrocher dof !! Je crois réver là ... Que tu triches, libre à toi, mais assumes au moins ton erreur et ne nous reproches pas, SURTOUT PAS, de t'avoir tourné le dos.
Non pas parceque tu as triché, ça encore, même si c'est laid, si c'est une trahison, ne serait ce que vis à vis de moi, encore, on aurait pu passer outre. Mais mentir sur les raisons, alors que tu m'as dit clairement que bah tu avais tenté le coup, que tu savais parfaitement ce que tu risquais et que ça n'a jamais rien eu à voir avec un besoin de décrocher.... Te faire maintenant passer pour la victime et le délaissé, le paria a qui on tourne le dos, et nous cracher au visage ??!!!
C'est vraiment très moche Titi, vraime très moche. Tant mieux pour toi si certains te croient, tant mieux. Mais ne viens JAMAIS nous reprocher une attitude de notre part que tu as toi même provoquée ...
Je me sens trahie, blessée et affreusement déçue personnellement... Je me doute que peu te chaud, pour que tu en sois arrivé là... C'est très triste, tu es quelqu'un que j'appréciais énormément, que je respectais et que j'adorais ... Mon pardon a des limites, tu les as franchies. Bon vent à toi
/HRP

_________________
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