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 [BG]Kalina

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Kalina
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MessageSujet: [BG]Kalina   Ven 5 Oct - 22:19

- Métaphysique de l’Ecaflipette -

Autant que je m’en souvienne, ma naissance comme le début de ma vie furent loin d’être idylliques. Ma mère nous abandonna mes frères, sœurs et moi dans un coin sordide d’une cité dont j’apprendrai le nom que bien plus tard, à savoir Astrub. De mémoire d’écaflip, jamais endroit ne fut pire pour naître. Si j’étais né ailleurs en Amakna, quelqu’un m’aurait sans doute trouvé et recueilli. Si cela avait été Bonta, j’aurai été confié à un ordre quelconque qui m’aurait formé à protéger la ville sainte. Ou à Brâkmar, on aurait fait de moi la pire des ordures. Dans un cas comme dans l’autre, quelqu’un se serait penché sur moi. Seulement songer que l’on puisse se pencher sur vous dans une ville telle qu’Astrub relève du fantasme de croiser un iop avec un cerveau.
En Astrub, tous les nouveaux nés se ressemblent. Comment imaginer que les « puissants » de ce monde allaient s’inquiéter du destin de chaque vagabond qu’ils croisent ?
Je perdis très vite de vue mes frères et sœurs. Je préfère ne pas savoir ce qui a pu leur arriver. J’avais déjà assez d’aversion envers cette vie pour en rajouter. Peut être en croiserai-je une un jour sans même savoir qui elle est, ou que j’ai vu un autre se faire tuer devant mes yeux…
Mon existence était une bataille de tous les instants. Contre tout. La faim, la soif, contre les autres et contre moi-même. Ici tu vis dans la peur que la moindre chose que tu trouves te soit dépouillée. Etre née comme disciple d’Ecaflip n’arrangeait pas mon sort non plus. Il semblait que nous autres écaflip étions les souffres douleur de la création… Peut-être à cause de notre physique animal. Je compris bien vite que ce qui est différent est souvent haï. Je me consolais en me disant qu’ils étaient jaloux de notre beauté féline. De toute façon, c’est comme si tout le monde naissait avec une tare que tous se devaient de railler : les eniripsa sont minuscules, les iops stupides, les enutrofs ratatinés… la plus grande énigme pour moi consistait à savoir pourquoi les sramettes, contrairement à leurs homologues masculins (si tant est qu’ils en avaient encore les attributs), sont toutes en chair, comme la majeur partie d’entre nous (je ne veux pas savoir ce qu’il y a sous les bandelettes d’un xelor). Sans doute une coquetterie pour mieux séduire, l’idée d’être séduit par un squelette ne m’enchante guère…
Je grandissais donc tant bien que mal dans cet univers. Il est fascinant de constater qu’on peut se lever chaque matin en se demandant si la journée allait être pire que la précédente. Et le plus étrange dans cela c’est que je n’arrivais pas à me résoudre à « fuir » en oubliant de vivre, voir en me donnant la mort. Le meurtre était d’ailleurs aussi anecdotique que le suicide. Ton voisin de paillasse est mort ? Pas d’inquiétude. Tu peux être sûr qu’il sera remplacé dans les vingt-quatre heures par un voisin encore pire que lui. A croire que la surenchère de la cruauté était une spécialité locale. Si tu fais allégeance à la cité pourpre, tu fais le mal, c’est ta nature, et tu le fais bien. Ici rien ne semble le justifier et personne ne faisait rien pour lutter contre ça. De toute façon se montrer gentil c’était signer sa perte. Tu en finis par oublier tes sentiments, pour éviter de souffrir. Tu oublies de vivre… en fait on retombe sur ses pattes…Pourtant tu ne peux t’empêcher de te lever chaque matin. Tu grandis malgré tout, et tu maudis chaque jour la personne que cette vie et cette ville t’ont fait devenir. Ta seule certitude, c’est que pour t’en sortir, tu dois devenir fort. Toujours plus fort.
Chasser, tuer.
Etre chassé, être tué…

Et un jour elle apparut. Je ne sais pas si c’était la volonté d’Ecaflip ou de tout autre destiné, mais je ne peux m’empêcher de considérer ce jour comme ma deuxième naissance. Et celle qui me redonna la vie était une crâ répondant au nom d’-O-Krystal.
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Kalina
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MessageSujet: Re: [BG]Kalina   Ven 5 Oct - 22:21

- Celle qui est née deux fois –

Si on devait élire le pire jour de l’année, celui-ci aurait aisément gagné la palme : J’avais horriblement mal dormi – ceux qui pensent que les disciples d’Ecaflip dorment comme des bien heureux se trompent lourdement – et mal dormir signifiait presque ne pas dormir du tout. Le manque de sommeil provoquait chez moi une faiblesse qui me rendait d’autant plus vulnérable. Il me fallait pourtant survivre. Après une recherche qui me sembla une éternité je jeta mon dévolu sur quelques pious pour en faire mon repas, ma faiblesse m’interdisait de songer à un sanglier. Il fallut que je tombe sur les pious les plus hargneux qui soit. La chasse qui en temps habituel se serait montrée des plus aisée se révéla un calvaire où poils et plument volaient de concert dans un pugilat insensé. Le spectacle ne manqua pas d’amuser les passants qui commencèrent à s’agglutiner pour admirer la scène. Je peux vous certifier que je m’en moquais passablement … Ma seule préoccupation du moment était de terrasser cette insolente volaille. Lorsque enfin je parvins à les vaincre, les badauds se dispersèrent pendant que je dévorais les cadavres des volatiles. Mais quand je voulu me relever, cela s’avéra impossible … Le combat m’avait vidé de mes forces trop faibles. Je serrais le poing de rage, réalisant que se montrer sans défenses était synonyme de mort. C’est à ce moment que la crâ m’apparu. Ma vue était déjà trouble mais je pouvais distinguer un peu ses traits. Au moins, la Mort avait un beau visage. J’attendais ma délivrance. Contre toute attente, elle porta à ma bouche une fiole dont le contenu me parut l’hymen le plus délicieux qu’il ne m’avait jamais été donné de boire. Sans raison apparente, mes forces me revinrent. J’allais beaucoup mieux. Je me redressais immédiatement. Une voix que je devinais être celle de la crâ me demanda « ça va mieux ? ». Je marmonna un « oui. ». Elle m’aida à me relever, et je tournis la tête pour mieux l’observer. Elle avait les yeux bleus, les oreilles pointues, les traits de son visage étaient fins. Sa chevelure d’or dansait au gré du vent tandis qu’elle m’adressait le plus doux sourire qu’on m’avait jamais adressé. J’avais déjà croisé beaucoup de crâ mais celle-ci me parut d’une beauté absolue. C’est à ce moment que je réalisais « eh minute, c’est super louche, elle te vient en aide. ». Dans Astrub, on ne t’aide pas, on vient te voir crever. Cet éclair de lucidité me poussa à brandir mon épée et la diriger vers la crâ sans l’ombre d’une hésitation. Il me sembla qu’elle aurait pu l’éviter sans problème mais je la touchais quand même. J’eu un rictus victorieux. « C’est tout ? ». Stupéfaction. Là où j’avais frappé, il n’y avait guère qu’un ridicule filet de sang, alors que j’avais battu nombre de sangliers avec ce même coup. Elle fit un geste ample de la main, et je me retrouvais soudain à trois pas d’elle. Elle fit encore cinq pas en arrière. Puis elle se retourna vers moi et banda un arc sortit de nulle part d’une flèche dont l’extrémité crépitait d’une boule de feu ardent. Une certitude m’assaillit « si tu reçois cette flèche tu meurs. ». Avant même que je puisse réagir, elle décocha la flèche qui vint exploser à deux pas de moi. La douleur fut pourtant intense, comme si j’étais plongé au plus profond du plus chaud des brasiers. Je m’effondrais à terre pour la deuxième fois de la journée. Et la même scène se reproduisit : elle se pencha sur moi, et porta de nouveau une fiole à ma bouche. « Excuse moi de t’avoir tiré dessus, j’ai retenu mon coup du mieux que j’ai pu je t’assure. » Grrr, c’est d’autant plus humiliant. Mais j’étais surtout fascinée par la facilité avec laquelle elle m’avait terrassé. J’ai estimé sage de refréner mes ardeurs, et je lui adressa la parole pour la première fois.
- Qui es tu ? demandais-je, plus fascinée que curieuse.
- Ah tiens tu parles ? s’amusa t-elle. Mais tu as raison, j’en oublis les usages.
Elle se présenta avec une noblesse qui faisait très étrange dans une rue d’Astrub.
- Je me prénomme –O-Krystal, disciple de Crâ, petite fille de feu l’enutrofette Grimeline, et membre de la guilde du Cercle des Tofus Disparus. Et toi, comment t’apelles tu ?
- On me connaît sous le nom de Kalina, sans plus.
- Une si charmante disciple d’Ecaflip se devait d’avoir un nom tout aussi charmant.
- Je me demande comment je dois le prendre…
- Comme un compliment, peut-être, non ?
Sa simplicité et sa gentillesse m’étaient particulièrement déconcertantes. Je poursuivis la discussion.
- Que me veux tu ? Je veux dire… pourquoi m’aides tu ?
Elle m’adressa alors le plus doux sourire que j’avais jamais vu.
- Parce que tu me plais.
- Je t’arrête tout de suite je ne suis pas ce genre d’Ecaflipette.
Elle se mit à rire.
- Non tu te méprends, je me suis mal exprimé. Je suis tombé par hasard sur ton combat en allant à ma demeure. L’attroupement m’avait intrigué. En assistant à la scène, j’ai tout de suite vu que tu étais une grande guerrière.
- Tu rigoles ? T’as vu comment tu m’as mit au tapis ?
- Il y a une différence fondamentale entre être un grand guerrier et un puissant guerrier. Le grand guerrier peut être puissant mais le puissant n’est pas toujours grand.
- Je ne suis pas sûre de te suivre…
- Ce n’est pas grave, tu comprendras en temps voulu. Dis toi juste que je me bats depuis bien, bien plus longtemps que toi et que je suis naturellement beaucoup plus puissante que toi. Tu n’as pas à avoir honte d’avoir été vaincue, comme je n’éprouve aucune fierté de ma victoire.
- Je ne saisis toujours pas ce que tu attends de moi.
- J’aimerais te proposer de devenir mon disciple. J’ai la conviction que tu peux devenir une grande guerrière, si tu es bien guidée. Tu n’auras pas besoin de risquer ta vie pour te nourrir, je te donnerais des kamas, on t’achètera des nouveaux vêtements, des équipements, des armes,… tu auras un toit pour dormir, et tout un tas de choses mais la liste est trop longue et je suis plutôt paresseuse.
Je n’en croyais pas mes oreilles. Non seulement cette proposition qu’on ne peut refuser, mais surtout… c’était la première fois qu’on me traitait avec respect et décence. Pour la première fois je sentis germer en moi les prémices d’un sentiment que je n’avais jamais connu et qui n’était alors qu’une chimère : l’amour.
- Je… j’adorerais devenir votre disciple, bredouillais-je.
- Tu m’en vois ravie ! Répondit-elle, toujours avec le même sourire.
Je me mit à pleurer, tant j’étais heureuse et touchée. « Roh faut pas pleurer comme ça voyons ! ». Elle me serra dans ses bras, et je me promis à cet instant même de ne jamais oublier cette chaleur, et de suivre cette crâ toute ma vie…
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Kalina
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MessageSujet: Re: [BG]Kalina   Ven 5 Oct - 22:22

- la petite sœur -

Par la suite elle m’emmena chez elle. « Cette maison est ta maison. En ce moment ma fille –ChibiKrys- l’occupe assez souvent, mais je pense que tu devrais bien t’entendre avec elle. Surtout fais comme chez toi ici. ». La fille en question ne tarda pas à montrer le bout de ses ailes. Elle fit une telle fête à sa mère que c’en était attendrissant. Il s’agissait d’une très jeune eniripsa, qui devait avoir plusieurs saisons de moins que moi. Elle était très jolie, on savait de qui elle le tenait !
Une fois leur étreinte terminée, la petite remarqua ma présence et me dévisagea. « C’est qui ? » « C’est Kalina, ta nouvelle sœur. ». Elle resta interdite un instant, puis sans prévenir elle me sauta au cou en déclarant « toi je t’aime déjààààà ! ». La fille et la mère avaient décidément beaucoup de points communs.
Le soir je dormis dans le lit du premier étage avec Chibi. Krystal nous avait laissé « je vais piquer son lit à mon ami xelord-nexus… sans lui dedans bien sûr. » avait-elle malicieusement dit. Dans les jours qui suivirent, Krystal ne montra étrangement aucun signe de vie, mais je passais de très bons moments avec ma « petite sœur ». Sa gentillesse et son naturel me faisait oublier mon sordide passé dans les rues d’Astrub. Je me surpris à penser que je serais capable de risquer ma vie pour ce bout de chou. Lorsque enfin Krystal revint, n’importe qui aurait été convaincu de nos liens familiaux. Elle invoqua une piètre excuse d’un naufrage sur l’île de Moon. Je n’étais pas dupe et avais bien comprit qu’elle en avait fait exprès, mais je ne pu lui en tenir rigueur, elle n’avait pas eu tort, ces quelques jours passés avec la petite eniripsa m’avaient fait un bien fou.
Quand Chibi comprit que sa mère venait lui « enlever » sa sœur, elle se montra très triste… Krystal s’agenouilla, sécha les larmes de sa fille, la prit dans ses bras, et lui expliqua dans une infinie douceur :
« Allons ma chérie ne pleure pas, maman est triste quand elle te voit pleurer. Ta grande sœur et ta maman ont des choses importantes à faire. Très importantes, sinon elles ne te laisseraient pas toute seule. Ecoute moi bien ma chérie, mon amie Yavanaa vient d’accoucher d’une petite sadidette, la jolie Isadoraa. Pourquoi n’irais tu pas la voir ? Je suis sûre que tu sauras l’aider de ton mieux. Ca lui fera du bien tu comprends ? ». Après un lourd silence, la fillette fit oui de la tête, en essuyant ses yeux. « Merci ma chérie, maman est fière de toi, n’oublie surtout pas que ta sœur et moi, on t’aime très fort. »
Après cette scène émouvante, nous avons confié Chibi à Yavanaa en sa maison de Pandala. Quand j’ai vu la petite Isadoraa, si frêle mais déjà si jolie, je me suis dit qu’un jour je la protégerai et l’aiderai, comme Krystal faisait avec moi.
Il était temps pour moi d’entamer mon entraînement. Je me risqua à poser la question « mais pourquoi Chibi ne vient pas avec nous ? », « parce qu’elle est disciple d’Eniripsa, à cent pour cent, autant dans son corps que son cœur. »
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MessageSujet: Re: [BG]Kalina   Ven 5 Oct - 22:26

- Le cœur d’Enirispa, le destin de Crâ -

- Comment ça ?
- Connais tu les principaux traits de caractère des disciples d’Eniripsa ?
- Eh bien… j’en ai peu connu… leur taux de survie n’est pas très élevé à Astrub. Ils soignent non ?
- En effet, ce sont les seuls qui font ça par nature. Les autres ont besoin d’astuces pour pallier à ça, comme la poupée gonflable des sadida ou les armes voleuses de vie. De ce fait, du moins sur le papier, les eniripsa sont par essence des gens altruistes, toujours prêts à aider les autres et à prendre parfois de grands risques pour les soigner. Chibi en est le parfait exemple. Vois-tu, à la base je n’avais pas prévu sa naissance, elle est ce qu’on appelle vulgairement une « erreur de jeunesse ». Il y a des années de cela, j’ai vécu une relation passionnée avec une jeune fecatte. Quand on s’est séparé bien malgré moi, puis que j’ai apprit son suicide, j’ai ressenti une douleur telle que j’ai cru en mourir. Je m’abandonna alors pour la seule et unique fois de ma vie au vice de l’alcool. Un « ami » de l’époque qui me désirait ouvertement mais que j’avais toujours repoussé en profita. Chibi est née de la seule et unique nuit que j’ai passée avec cet homme, alors sous l’emprise de l’alcool. Je te raconte pas la panique quand j’ai réalisé ma grossesse… Bien sûr entre temps je m’étais « brouillé » avec le « père », et j’étais surtout très jeune, trop pour être mère. A sa naissance je l’ai baptisé du nom de ses parents, et je l’ai confié à un couple d’ami qui s’était retiré d’Amakna, à quelques jours d’ici. Cela lui a permit de grandir loin des tourments et des dangers d’Amakna. Je venais souvent lui rendre visite. Quand je fus enfin prête à m’occuper d’elle, et qu’elle avait assez grandit, je l’ai ramené en Amakna. Sais-tu ce qui s’est passé ?
- Comment le pourrais-je ?...
- Le mutisme. Elle qui était une enfant volubile, curieuse de tout, elle devint soudain très silencieuse. Cela m’inquiéta énormément. Je me suis posé mille questions, me suis demandé quelle avait été ma faute, ce que je pouvais faire, ce qu’elle avait… Il n’y a rien de pire pour une mère de savoir que son enfant souffre et de ne rien pouvoir faire pour la soulager…Un soir enfin je parvins à lui faire révéler la raison de ce mutisme. Elle avait eu un choc.
- Comment ça ?
- Elle avait toujours vécu dans une paisible chaumière, avec pour seuls soucis l’éclosion des fleurs ou l’accouchement d’une femelle bouftout de la clairière d’à côté. En arrivant, elle assista à des agressions, des meurtres, tant d’actes barbares auxquels elle n’était pas préparée. J’eu beaucoup de mal à l’aider à s’en remettre. Soigner les blessures du corps est une chose très aisée en comparaison de celles du cœur… Aujourd’hui encore, elle est beaucoup moins enjouée qu’avant, elle ne s’en remettra sans doute jamais complètement. C’est pour la protéger qu’elle vit surtout dans ma maison d’Astrub. Certains diront que je suis cruelle, que je ne m’occupe pas assez d’elle, mais moi je sais plus que n’importe qui qu’elle est bien mieux là. Et je ne peux me résoudre à la confier à mes amis… La laisser dans cette maison, c’est ma façon de l’aimer, de la protéger, même si c’est égoïste… Je préfère la savoir là bas qu’avec moi et la retrouver dans le même état.
- Je vois…
Et donc, pour répondre à ta question, elle ne vient pas parce qu’elle n’est pas faite pour se battre. Si elle voit quelqu’un souffrir, allié ou ennemi, elle ne peut s’empêcher de vouloir lui venir en aide. Elle finit par en souffrir à son tour, d’une façon ou d’une autre, et ça je m’y refuse.
- Oui, je comprends, désolée pour mon indiscrétion.
- Ne t’en fais pas, ça m’a fait plaisir de t’en parler. Nous voici arrivé, ça tombe bien ! J’espère que tu es prête, car je compte bien faire de toi la meilleure, mais ça ne sera pas sans efforts !


[à suivre quand j'en prendrai le temps ou m'en viendra l'envie ^^]
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